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Nandorin
– la langue Vert Elfique Aussi
appelée: Danian, la langue Sylvestre,
l’Elfique Sylvain Durant le long
périple de Cuiviénen vers Cependant, tout ce que nous connaissons de la langue Nandorin se compose d’environ
trente mots, dont la majorité se trouve dans les Etymologies. Tolkien écrivit, "Bien que la comparaison des dialectes
Sylvestres avec leur propre langue intéressa grandement les Maîtres du
Savoir, spécialement ceux d’origine Noldorin, on ne sait que peu de chose
des l’Elfique Sylvestre. Les Elfes Sylvestres n’avaient pas inventé de
forme d’écriture, et ceux qui apprirent cet art des Sindar écrivaient
en Sindarin aussi bien qu’ils le pouvaient" (UT:257). Ailleurs, il
se réfère à "la langue presque entièrement perdue des Nandor"
(VT47:39). Quelques uns des Sindar qui vinrent dans le royaume de Thranduil échappant
à la destruction de Doriath adoptèrent la langue Nandorin et prirent des
noms de forme et de style Sylvestre, juste comme les Noldor avaient adapté
leurs noms Quenya en Sindarin des siècles auparavant. Ces Sindar "souhaitaient
faire partie du peuple Sylvestre et retourner, comme ils le disaient,
à la vie naturelle et simple des Elfes avant que l’invitation des Valar
ne la perturbe" (UT:259). Mais le Sindarin d’une certaine manière
piocha aussi dans les communautés Sylvestres: "A la fin du Troisième
Age, les langues Sylvestres avaient probablement cessé d’être parlées
dans les deux régions qui avaient de l’importance au temps de Il n’y a pas grand-chose que nous puissions dire au sujet de la structure
du Nandorin. Très peu de grammaire peut être extraite des quelques mots
que nous avons. Une inflexion plurielle de style Sindarin est vu dans
urc "Orc" pl. yrc (le Sindarin orch, yrch). Cette inflexion
doit s’être développée indépendamment de l’inflexion Sindarin sur l’autre
côté des Montagnes Brumeuses (il n’y a pas de trace d’inflexion en Quenya
et en Telerin d’Aman, des langages qui évoluèrent à partir de l’Eldarin
Commun après la séparation des
Nandor avec les autres Eldar, juste comme le Sindarin le fit). Dans Lindi, le nom que les Nandor se donnaient
eux-mêmes, un descendant de la terminaison plurielle en vieux Quendien
Primitif -î est toujours présent. Est-ce que la terminaison -on de Caras Galadhon indique un génitif pluriel, apparenté avec une terminaison
identique correspondante en Quenya? Ceci donnerait au nom la signification
plausible *"forteresse d’arbres". Galadh "arbre" peut être du Sindarin, mais ce langage n’a
pas de terminaisons génitives. (Le nom devrait probablement être Galadon en pur Nandorin, puisque le mot
pour "arbre" est donné comme galad
dans MR:182; la forme Galadhon
serait "adaptée au Sindarin" en changeant d en dh.) LISTE
DE MOTS NANDORIN avec notes étymologiques Les noms Nimrodel
"Dame de
alm "orme", probablement
de *almâ, formé à partir de
la racine ÁLAM "orme"
(LR:348 – notez que le Quenya alalmë
et le Sindarin lalf descendent clairement de formes différentes,
si elles sont apparentées). En nous basant sur d’autres formes Nandorin
nous aurions attendu *ealm
ou *elm . beorn "homme", censé descendre
de besnô "mari" (racine
BER "épouser", LR:352),
mais "mélangé avec ber(n)ô",
sc. "homme vaillant, guerrier", dérivé de la racine BER "vaillant" (LR:352). Le changement
de e en eo est étrange et n’a pas de parallèle
direct, mais comparez eo de
i dans meord "pluie fine" (< primitif mizdê). Normalement le -ô
final devient -â en Nandorin
(voir golda), mais ici il est simplement perdu
au lieu de produire *beorna.
Cf. meord, l’autre mot où nous
aurions attendu de voir un -a
final (dans ce cas de -ê); il
se peut que les voyelles finales soient perdues dans des mots qui deviennent
plus que bisyllabiques. – Le changement du s
primitif en r dans besnô > beorn peut être attribué au mélange avec ber(n)ô, mais le r de z est vu dans meord < mizdê; peut-être
qui le s de besnô devint d’abord z puis r. De tels développements sont communs en Quenya.
caras "forteresse avec un fossé"
(UT:257), doit probablement
être comparé au Sindarin ("Noldorin") caras "une cité (construite au-dessus
du sol)", dérivé de la racine KAR "faire" (LR:362); la signification basique peut simplement
être "quelque chose de fait, construction" (comparez Quenya
car "construction, maison").
Des extensions incluant une voyelle radicale suffixée et un -s final sont attestées; cf. par exemple
SPAL et sa forme étendue SPALAS (LR:387). D’où, KAR pourrait facilement avoir une forme
plus longue *KARAS. Le Sindarin
caras évidemment inclue la terminaison
dérivée du Gris Elfique -as,
bien que (-as soit basiquement
utilisée pour dériver des noms verbaux, comme en anglais -ing,
mais ceux-ci peuvent souvent prendre une signification plus concrète;
car-as peut probablement être comparé à
l’anglais build-ing); la terminaison
Nandorin peut être apparentée à la terminaison Sindarin. Maintenant une
autre possibilité serait comparable à cette terminaison -as avec la terminaison collective vue dans Danas, q.v., et supposer que car
signifie quelque chose comme "maison" (comme en Quenya); d’où
caras = "groupe de maisons, village",
prenant plus tard la signification de "forteresse avec un fossé"
si les Nandor utilisaient des fossés pour entourer leurs villages. cogn "arc", forme primitive
donnée comme ku3nâ, dérivée
du KU3 "arc" (LR:365);
il est probable que ku3nâ fut
à l’origine un adjectif "arqué", puisque -nâ est en majeure partie une terminaison adjectivale. Comme pour 3 (spirante g) devenant une occlusive g,
comparez garma. cwenda "Elfe" (un mot douteux
selon la conception tardive de Tolkien; dans la branche de l’Eldarin à
laquelle le Nandorin appartient, le KW
primitif devint P loin en arrière
dans l’histoire linguistique Elfique [WJ:375 cf. 407 note 5]. Ceci n’était
pas un problème dans la conception primitive de Tolkien, selon laquelle
les Daniens vinrent de l’armée des Noldor, et non des Teleri [voir PM:76;
l’idée des Nandor étant d’origine Noldorin apparaît aussi dans VT47:29].
Dans sa version tardive de Nandorin, le mot cwenda
est probablement ignoré; le corriger simplement en *penda produirait un conflit avec le pendâ "en pente"
primitif [cf. WJ:375].) Dans les Etymologies, Tolkien dériva cwenda de kwenedê "elfe" (racine KWEN(ED) de signification similaire, LR:366; comme pour la transformation
du -ê final original en Nandorin
-â, comparez hrassa "précipice" de khrassê). Mais plus tard le mot primitif
qui produisit le Quenya Quendë
fut reconstruit en kwende (WJ:360).
Aucun exemple certain ne montre comment le -e
court final original sortit
en Nandorin, ainsi nous ne pouvons pas dire si kwende
est aussi capable de produire cwenda,
ignorant la question de kw manquant
de devenir p. Danas "Elfes Verts, Nandor".
Dans les Etym dérivé de la racine DAN (LR:353), simplement définie comme un "élément trouvé dans
les noms des Elfes Verts", et expérimentalement comparé à NDAN "arrière" (puisque les Nandor
"retournèrent en arrière" et n’accomplirent pas la marche vers
dunna "noir"; ceci peut sembler
être dérivé de *dunnâ, sc. la
racine DUN "sombre (en
parlant de couleur)" (LR:355) soit avec la terminaison adjectivale
-nâ soit avec une fortification médiane
n > nn et la terminaison adjectivale plus simple -â. Cependant, d’autres mots Nandorin semblent avoir perdu leur -â' final, ex. ealc "cygne" de alk-wâ,
et (pour citer un exemple complètement parallèle) cogn "arc" de ku3nâ.
La forme descendante n’est pas *cogna
avec la voyelle finale intacte comme le cas semblerait être dans dunna. Cependant, le -ô primitif sort comme -a en Nandorin, cf. golda "Noldo" de ñgolodô,
ainsi une forme *dunnô peut
être capable de produire dunna,
mais cette forme primitive serait plutôt un nom *"chose/personne
sombre", puisque les -ô,
-nô primitifs sont des terminaisons nominales plutôt qu’adjectivales.
Bien sûr, le Nandorin peut avoir transformé un nom original en un adjectif,
ou développé une terminaison adjectivale -a de nouveau. Mais toutes choses considérées *dunnâ apparaît toujours comme la meilleure reconstruction de la forme
primitive. Les mots dunna et
scella (voir ci-dessous) posent la question
si le -â final original est
réellement préservé comme le -a
suivant une double consonne (par opposition aux groupes de différentes
consonnes) en Nandorin. ealc "cygne", forme primitive
donnée comme alk-wâ, dérivée
d’une racine ÁLAK "ruée"
(LR:348); alk-wâ semblerait
être une formation adjectivale (terminaison -wâ), ainsi le mot primitif a probablement la même signification que
la racine: "ruée", plus tard utilisée comme un nom "(celui
qui) se rue" et appliqué à un animal. Selon la conception tardive
de Tolkien, kw devrait probablement être sorti p plutôt que c en Nandorin; voir cwenda.
Le a primitif devenant ea est une étrange transformation sans
parallèle direct même s’il avait été attendu, mais comparez eo de i en meord (et de e dans beorn), aussi comme ie
de a en sciella. Peut-être que nous devons comprendre que les liquides l, r
déclenchent de tels changements de la voyelle précédente, mais nous pouvions
attendre par exemple *ealm
au lieu de alm comme mot pour
"orme". edel "Elda, Haut Elfe".
Censé, dans les Etymologies
être dérivé d’une racine ÉLED
(LR:356), définie comme "Peuple des Etoiles"; Tolkien signale
que le Doriathrin et le Danien utilisaient une forme "transposée",
se référant clairement aux sons L et D qui changent de place. Dans les
Etym le développement est apparemment censé être eledâ
(cette forme primitive est explicitement donnée dans Letters:281) >
edela > edel. Plus tard Tolkien reconstruisit la forme primitive du Quenya
Elda comme eldâ (WJ:360); si ceci peut régulièrement produire le Nandorin edel est douteux, à mois que le -ld final ne subisse une métathèse en -dl et qu’une voyelle ne développe une fracture
dans ce groupe final. – Dans les Etym, Tolkien donna d’abord la forme
Nandorin comme elda, puis la
changea. *Eledâ ne peut pas
produire elda, puisque le -â final est régulièrement perdu en Nandorin. Puisque dans ce mot nous
ne voyons pas la perte de la
seconde des deux voyelles identiques (comparez golda), nous devons conclure que ce -a final était perdu avant
que ceci puisse se passer. enel "au milieu, entre".
L’unique préposition Nandorin connue, cette forme était soi-disant attestée
par les Maîtres du Savoir (VT47:39). Elle est dérivée à partir d’une variante
de la racine ÉNED- "centre"
(LR:356), puisque "d et
l sont communément interchangés en Eldarin
Commun" (VT47:39). galad "arbre" (MR:182).
Dérivé de galadâ "grande
croissance", "arbre", appliqué aux arbres vigoureux et
d’envergure comme les chênes et les hêtres (UT:266, Letters:426; dans
une source tardive, la racine GAL
est définie comme "croître", intransitif). Il est intéressant
de noter que ce mot, est donné dans une source bien plus tardive que les
Etymologies qui fournissent la majorité
du matériel Nandorin, néanmoins s’accorde bien avec les anciens mots cités
par Tolkien: de nouveau nous voyons la perte du -â final original, alors que le d
post-vocalique original est inchangé comme dans le mot edel. [garma "loup"
-3ARAM (LR:360, abandonné)]
Puisque les mots Quenya et "Noldorin" = Sindarin apparentés
étaient donnés comme harma et
araf (rejetés avec garma),
la forme primitive serait *3aramâ.
Le mot golda "Noldo"
confirme que le Nandorin aurait perdu la seconde des deux voyelles identiques
dans des syllabes adjacentes; cependant, d’autres exemples indiquent que
le -â final disparaîtrait simplement au lieu
de produire -a. Voir par exemple
ealc. golda "Noldo". La forme primitive
du Quenya Noldo (et d’où aussi
le Nandorin golda) est donné
dans WJ:364, 380 comme ñgolodô.
Cet exemple démontre qu’en Nandorin, comme en Quenya, la seconde des deux
voyelles identiques dans des syllabes adjacentes est perdue dans des mots
qui avaient une autre syllabe suivant la voyelle perdue. Ce mot seul fournit
un exemple clair du changement du -ô
final primitif en -a. La forme
golda suggère aussi que en Nandorin comme
en Sindarin, les occlusives nasalisées initiales originales ñg, nd,
mb étaient simplifiées en g, *d, *b, bien que des exemples
pour *d et *b manquent dans notre très petit corpus.
Les racines complexes se trouvent dans LR:377: ÑGOL
"sage" et la forme prolongée ÑGOLOD
"un du peuple sage". Ñgolodô
est donc soit formé à partir de ÑGOL
par ómataina (voyelle de base
suffixée), la terminaison D
suffixée et le nominal (souvent masculin ou agental) -ô, alternativement simplement la terminaison plus longue -dô (de signification similaire) suffixée
à la forme ómataina de la racine
ÑGOL (sc. ñgolo-). hrassa "précipice". Forme
primitive donnée comme khrassê,
dérivé de la racine KHARÁS (LR:363)
qui n’est pas définie, mais comparée à une racine KARAK "croc acéré, pointe, dent" (LR:362). La forme khrassê montre la perte d’une voyelle radicale
inaccentuée souvent vue dans des mots primitifs (cf. par exemple d'râk- "loup" de DARÁK-); la terminaison -ê se trouve dans un grand nombre de mots
désignant des objets inanimés (bien qu’elle soit aussi une terminaison
féminine). Pour le doublement du s
final, comparez lassê "feuille"
de LAS1 (LR:367).
Ce hr- est notre unique exemple
de comment le primitive khr-
apparut en Nandorin; hr est
sûrement censé désigner un r
muet, comme dans l’orthographe tardive de Tolkien des mots Quenya (e.g.
hroa "corps"). Pour le -ê primitif devenant le -a
Nandorin, comparez cwenda (q.v.)
à partir de kwenedê. Lindi, comment les Nandor se nommaient eux-mêmes, un mot apparenté au Quenya
Lindar (Teleri) (WJ:385). Le sg. est probablement *lind, peut-être attesté dans le nom Lindórinan. Cette forme est censée descendre
du vieux nom de clan Lindai
(WJ:385), ou à une étape antérieure Lindâi
(WJ:378). Lindâ était à l’origine
le nom d’un membre du Troisième Clan des Elfes, parmi les Eldar aussi
appelés les Teleri; les Nandor venaient de cette branche des peuples Eldarin.
Dans WJ:382, Lindâ est censé être dérivé d’une racine
LIN, la référence primaire de
ce qui est "mélodieux ou de sonorité plaisante"; Lindâ, dérivé par fortification médiane et adjectivale -â, semblerait être à l’origine un adjectif,
mais plus tard appliqué au Troisième Clan des Elfes et éventuellement
utilisé comme un nom. La référence était à leur amour de la chanson (notez que Tolkien traduisit le
nom Lindórinan par "Val
du Pays des Chanteurs "; UT:253). Le mot Nandorin Lindi seul dans notre petit corpus de Vert Elfique montre un descendant
direct de la terminaison en Quendien Primitif -î, alors que le seul autre pluriel Nandorin attesté est formé par
inflexion: urc "Orc"
pl. yrc. Peut-être que la terminaison -i persista dans le cas de mots qui avaient
une voyelle radicale i, puisque
cette voyelle ne pouvait pas changer par inflexion (étant déjà identique
à la voyelle causant l’inflexion, ainsi aucune assimilation n’était possible);
donc, singulier et pluriel deviendraient identiques si la terminaison
plurielle -i avait été abandonnée
comme dans yrc. (Il n’est peut-être
pas nécessaire d’invoquer la simple explication du "monde réel"
que les idées de Tolkien au sujet du Nandorin avaient changé durant les
trente années qui séparent la source qui a yrc des source qui fournissent le mot Lindi.) Lindon région à l’est de Beleriand où
les Elfes Verts s’établirent, nommée précédemment Ossiriand (WJ:385). L’idée que Lindon soit un mot Nandorin ne se trouve
pas dans les Etymologies; ici
le mot est censé être Ilkorin,
dérivé de Lindân-d (LR:369 s.v.
LIN2) et défini comme "
pays musical " ("à cause de l’eau et des oiseaux"). Cependant,
le nom Lindon dans la conception
tardive de Tolkien représente le primitif Lindânâ
(WJ:385), qui est clairement Lindâ
"Linda, Elfe du Troisième Clan" + la terminaison adjectivale
bien attestée -nâ. Lindânâ donc signfie simplement "(Pays) des Lindar", "Lindarin
(Pays)". De manière intéressante, ce mot Nandorin d’une source bien
plus tardive que les Etymologies
confirme la perte du -â final
original vu dans beaucoup de mots listés dans les Etym. Lindon de Lindânâ est aussi
notre seul exemple de comment le â
médian sort en Nandorin; il semble devenir o.
(Cf. le Doriathrin, dans lequel le â
médian primitif devient ó.) Lindórinand "Val du Pays des Chanteurs
(= Lindar, Teleri)", "Lórien" (UT:253). Les éléments doivent être lind- "chanteur, Linda" (cf. pl. Lindi ci-dessus), dóri-
"pays" (la forme indépendante peut différer; voir dóri-) et nand "vallée" (q.v.). Lórinand "Vallée d’Or (lumière dorée)",
"Lórien". Forme altérée de Lindórinand, q.v. (UT:252-253).
Ce mot semblerait pointer vers lóri-
(la forme indépendante peut différer quelque peu) comme le mot Nandorin
pour "or, lumière dorée", clairement un dérivé de la racine
LÁWAR (LR:368) qui couvre précisément cette
signification; une forme primitive laurê
est donnée dans Etymologies.
Ce mot seul atteste un changement Nandorin au
> ó. (Cependant, la voyelle
finale de laurê aurait été attendue
comme -a en Nandorin; cf. hrassa e khrassê; il se peut que lóri-
représente plutôt une adjectif de couleur *lauri;
s’il en est ainsi le -i final
peut être préservé avant les terminaisons et dans les composés seulement,
la forme indépendante étant *lór.) lygn "pâle". Forme primitive
donnée comme lugni "bleu",
sc. la racine LUG1 (LR:370,
non définie) avec une terminaison -ni
pas attestée ailleurs, bien que -i
soit une terminaison trouvée dans beaucoup d’adjectifs de couleur primitifs.
La terminaison -i cause une
inflexion u > y; comparez yrc comme le
pluriel de urc "Orc".
Qu’un -i final court original soit capable de causer une telle inflexion à la période
de l’Eldarin Commun est quelque peu surprenant, puisque le Quendien Primitif
lugni devrait être devenu *lugne à cette époque, et le e final aurait difficilement causé une
inflexion. Peut-être que nous devons comprendre que le changement du i final en e en Eldarin Commun se produisit
relativement tard, après que les Eldar aient traversé l’Hihtaeglir et
soient partis avec les Nandor? meord "pluie fine". Forme
primitive donnée comme mizdê,
dérivée d’une racine MIZD (LR:373)
qui n’est pas définie, mais Christopher Tolkien a indubitablement raison
en observant que les racines MISK
(produisant des mots pour "mouillé") et MITH
(produisant des mots pour "brume humide" et "gris")
sont probablement censés être en relation avec MIZD.
La terminaison -ê vue dans mizdê semble dans ce cas désigner une substance. Alors que le -ê final devient quelques fois -a en Vert Elfique, il n’a pas été perdu
ici; voir beorn pour quelques
réflexions à ce sujet. Ce mot seul montre eo
de i, mais cf. eo de e dans beorn. nand "vallée", isolé de
Lindórinand, Lórinand (q.v. comme référence). Alors que ce mot n’est pas donné
dans les Etymologies, il est
clairement dérivé de la racine NAD
(LR:374) et donc un mot étroitement apparenté au mot similaire Doriathrin
nand "champ, vallée". Le mot
apparenté Quenya nanda (signifiant
"prairie d’eau, plaine inondée") indique une forme primitive
*nandâ; est dans la majorité des cas, le
-â final est perdu en Nandorin.
scella, sciella "ombre, écran" (prob. nom). Forme primitive donnée
comme skalnâ, dérivé de la racine
SKAL1 "masquer,
cacher (de la lumière)" (LR:386). Puisque -nâ est une terminaison adjectivale, souvent prise dans le sens d’une
espèce de participe passé, skalnâ
doit signifier "masqué, caché (de la lumière)"; ceci est devenu
un nom "ombre, écran" en Nandorin. Le mot scella, sciella seul nous
dit que ln est assimilé à ll en Nandorin, et comme dans dunna, spenna un -â final primitif,
habituellement perdu, semble persister en -a en suivant une double consonne. Le changement de a en e
dans skalnâ > scella est mis en parallèle par le changement similaire dans *spannâ > spenna, q.v. Cependant, un tel changement n’apparaît pas dans ce qui
peut sembler des environnements similaires (devant une double consonne?);
cf. hrassa, pas *hressa, de khrassê. Il semblerait que le e
puisse ultérieurement se dissocier en ie,
scella ayant la forme alternative
sciella. snaês "tête de lance, pointe,
triangle". Forme originale pas entièrement claire; la racine est
SNAS/SNAT (LR:387), non définie mais doit
évidemment être comprise comme une forme renforcée de NAS "pointe, pointe acérée" (LR:374). Une forme plurielle
primitive natsai est mentionnée
sous SNAS/SNAT; snaês peut dériver de quelque chose comme *snatsâ via *snats, *snas. Le changement du a original en un long aê (probablement
la même voyelle qu’en français chat,
mais plus long) ne se trouve que dans ce mot, mais il y a plusieurs exemples
de e à partir de a, voir spenna, scella. Peut-être que a devint aê dans des monosyllabes accentuées où il n’y avait pas de groupe
consonantique à la suite (comme dans nand). spenna "nuage". Dérivé d’une
racine SPAN "blanc"
(LR:387), mais difficilement un nom apparenté au Quenya fanya et au Telerin spania
(tous deux probablement tirés de *spanjâ),
ni un mot directement apparenté au Sindarin faun,
censé être dérivé de spâna.
Spenna doit plutôt dériver de *spannâ, sc. la racine SPAN avec la terminaison adjectivale -nâ (ou peut-être la terminaison adjectivale
plus simple -â combinée au renforcement
médian n > nn). Comme pour la transformation de a en e,
cf. scella de skalnâ. swarn "pervers, obstructif, difficile
à commercer avec". Dérivé d’une racine SKWAR "malhonnête, tordu" (LR:386); la forme primitive était
indubitablement *skwarnâ avec
la terminaison adjectivale -nâ.
Dans ce cas la voyelle finale de cette terminaison est perdue, alors qu’elle
semble persister dans dunnâ
< *dunnâ, scella < skalnâ et spenna < *spannâ; est-ce que la voyelle peut être préservée en suivant les double
consonnes seulement? urc (pl. yrc) "Orc". Dans les Etymologies,
la forme primitive de ce mot est donnée comme órku (défini par "goblin"), dérivé d’une racine indéfinie
ÓROK (LR:379). Cette racine
peut être comprise comme une voyelle préfixée
variante de la racine ROK "cheval",
en supposant que ceci se réfère à l’origine au destrier du monstrueux
"Cavalier Noir sur son cheval sauvage" qui hantait les Elfes
vers Cuiviénen, en supposant que la racine ROK fut à l’origine associée aux créatures de Melkor. Cependant, Tolkien
dériva plus tard les mots Elfiques pour "Orc" d’une racine RUKU en relation avec terreur (WJ:389) et lista des formes primitives
expérimentales: urku, uruku, urkô. Puisque le -u final
primitif est perdu en Nandorin (cf. Utum
de Utubnu), les formes urku et uruku seraient évidemment capables de produire le Vert Elfique urc (alors que urkô sortirait plutôt comme *urca;
cf. golda "Noldo"
de ñgolodô). La forme plurielle yrc montre clairement l’inflexion causée
par la perte de la terminaison plurielle en Quendien Primitif -î; cf. l’inflexion causée par la terminaison
adjectivale primitive -i, le
lugni primitif "bleu"
produisant lygn. Utum "Utumno", la première
citadelle de Melkor. La forme primitive est donnée comme Utubnu, dérivé d’une racine TUB (LR:394), non définie comme telle mais
produisant une série de mots qui suggèrent une signification basique "profond,
de faible altitude". Le préfixage de la voyelle radicale est une
caractéristique commune dans des formes primitives renforcées; la terminaison
-nu ne semble pas être utilisée
ailleurs, mais Utubnu doit clairement
être compris comme *"[endroit très bas]". Le groupe original
bn sort comme m en Nandorin; cf. le Quenya Utumno. Le développement est évidemment
censé être Utubnu > *Utumnu > *Utumn > Utum. |